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Le marché immobilier parisien après le confinement

Le marché immobilier parisien après le confinement :

Un nouveau regard sur le logement :

Les professionnels de l’immobilier ont constaté des changements dans les recherches de leurs clients qui s’orientent davantage vers des annonces de biens avec extérieurs (balcons , jardins, terrasses …) pour les grandes villes comme Paris et de maisons avec jardins pour la petite et grande banlieue. En effet, le logement a été pendant près de 2 mois le coeur de vie de beaucoup de français. Contraints de rester chez eux, la priorité des français s’est affirmée, portant à leur intérieur un intérêt grandissant.

Une demande immobilière différente :

Le marché immobilier parisien après le confinement est resté actif, motivé par des naissances, des mutations mais aussi des décès, des divorces et nombre de difficultés financières. Pour beaucoup, l’acquisition d’une résidence principale est le moyen de protéger sa famille : la pierre comme « valeur refuge » prend aujourd’hui tout son sens. Il se pourrait d’ailleurs qu’à l’avenir les Français choisissent plus facilement entre louer et acheter. Un autre impact probable sur le marché immobilier est le changement de stratégie des investisseurs immobiliers : les appartements parisiens consacrés à la location touristique n’étant actuellement plus aussi rentables qu’auparavant, les propriétaires pourraient se tourner vers la location longue durée ou, pour certains, se dessaisir de leurs biens.

 

Quelle sera l’évolution des prix de l’immobilier ? 3 scénarii sont envisagés par les experts :

1/ Tendance baissière des prix de l’immobilier ?

Avec les difficultés financières, la croissance du nombre de chômeurs et le « désamour » des investisseurs en locations touristiques de courte durée, les biens mis en vente devraient augmenter, et pour vendre vite, les vendeurs pourraient accepter plus facilement de négocier le prix de vente à la baisse.

2/ Tendance alignée à l’avant Covid ?

2 mois de confinement ont fait porter un nouveau regard sur l’habitation : le logement est devenu un nid préservé des agressions extérieures. Ce nouveau regard, ce besoin vital de confort, l’augmentation du nombre de divorces … pourraient faire croître la demande de logements entrainant une augmentation des prix de marché.

3/ Stabilité du marché

Un mois après le « déconfinement », les prix semblent stabilisés en haut de fourchette et la demande reste assez soutenue. En effet, les acquéreurs potentiels d’avant Covid sont à 80% toujours en démarche active d’acquisition et le peu de nouveaux biens sur le marché trouve souvent preneur en très très peu de temps à Paris.

Quelles sont les premières indications de marché au 1er juin ? 

S’il est très difficile de savoir comment se portera le marché immobilier à la rentrée de septembre, la tendance actuellement semble tout de même poindre vers l’équilibre entre l’offre et la demande.

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Liste du mobilier obligatoire en location meublée

Mobilier « obligatoire » en location meublée : Loi et Réglementation

La location meublée imposée dans la catégorie des BIC, est soumise à un régime fiscal différent de celui de la location nue, qui relève des revenus fonciers. Il en est de même du régime juridique.
Liste du mobilier obligatoire en location meublée
Liste du mobilier obligatoire en location meublée
Le décret 2015-981 du 31 juillet 2015 a ainsi fixé une Liste du mobilier obligatoire et des éléments de confort pour les locations meublées à usage de résidence principale.
D’après l’article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989, « un logement meublé est un logement décent équipé d’un mobilier en nombre et en qualité suffisants pour permettre au locataire d’y dormir, manger et vivre convenablement au regard des exigences de la vie courante ».

Liste du mobilier obligatoire : décret 2015-981

  • Literie comprenant couette ou couverture ; et
  • Dispositif d’occultation des fenêtres (rideaux ou stores) dans les pièces destinées à être utilisées comme chambre à coucher ; et
  • Plaque(s) de cuisson ou gazinière ;
  • Four ou four à micro-ondes ;
  • Réfrigérateur et congélateur ou, au minimum, un réfrigérateur doté d’un compartiment permettant de disposer d’une température inférieure ou égale à – 6 °C;
  • Vaisselle nécessaire à la prise des repas ;
  • Ustensiles de cuisine ;
  • Table et sièges ;
  • Etagères de rangement ;
  • Luminaires ;
  • Matériel d’entretien ménager adapté aux caractéristiques du logement (balais ou aspirateur, serpillère, …)
Cette Liste n’est pas exhaustive et permet une certaine modularité qui pourra être appréciée par chacun(e).
Il pourra être dérogé à certains de ces critères sur simple accord entre le locataire et le propriétaire.
Dans ce type de location, le dépôt de garantie versé par le locataire ne peut être supérieur à deux mois de loyer hors charges.

 

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Quel avenir pour les micro-logements à Paris ?

Quel Avenir pour les micro-logements à Paris ?

Paris compte aujourd’hui près de 114.000 petites surfaces et chambres de service. 1999 a été une année record pour la vente de chambres de service en Ile-de-France. 4.400 transactions enregistrées !  Depuis ce pic, le marché a progressivement régressé sous l’impact de la réglementation.
En 2016, une étude des Notaires de Paris Ile-de-France Micro-logementdénombrait seulement 2.120 ventes de chambres de service. Le marché de l’immobilier parisien était très dynamique.

Alors comment expliquer ce recul ? Quel avenir pour les micro-logements à Paris ?

D’abord l’adoption en 2002 de la loi SRU fixant à 9 m2 la surface minimale de location d’un logement décent. Puis la taxation sur les micro-logements et enfin l’encadrement des loyers. Tous ces facteurs ont fortement contribué au ralentissement de ce type d’investissements.
Depuis novembre 2017 et la suspension de l’encadrement des loyers, le comportement d’achat des investisseurs a changé. L’envolée des achats de chambres de services était repartie.

Retour du plafonnement des loyers

Le 1er juillet 2019 change à nouveau la donne : beaucoup de micro logements se retrouvent à nouveau sur le marché mais … les prix s’enflamment et les biens trouvent preneurs.
Cette tendance pourrait s’amplifier à Paris. La Mairie cherche en effet à convaincre les propriétaires de chambres de service de moins de 9 m², sans douche ou WC, voire insalubre, à les regrouper et à faire des travaux pour les rendre accessible à la location. La Ville a par ailleurs pour objectif d’en acheter en propre afin d’en faire des logements sociaux.
D’après l’étude des notaires, la surface médiane des chambres de service est de 9 à 10 m². Quant aux prix, ceux-ci ont suivi l’évolution du marché de l’immobilier sur 20 ans, avec néanmoins quelques différences. Les chambres n’ont nullement été affectées par les baisses des prix et ont même profité plus fortement de la reprise de l’immobilier parisien à partir de novembre 2017.
En 20 ans, le prix des chambres de service a été multiplié par 4,61 contre 3,73 pour les studios et 3,40 pour les appartements anciens !