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Marché Immobilier à Paris

Marché immobilier à Paris en 2019 : vers une tendance à la stabilité ou au repli?

Après quatre années consécutives d’augmentation des prix sur la capitale et une année 2018 établissant un record  des prix de ventes, le marché immobilier à Paris en 2019 semble marquer un ralentissement. Ainsi, les prix se stabiliseraient autour de hausses plus modestes, de l’ordre de 2 à 3%.

Ce ralentissement trouverait son origine dans un essoufflement des leviers de hausse. Des leviers tels que la faiblesse des taux d’intérêt ou les risques de remontées des taux. Un autre facteur pourrait contribuer à ce ralentissement : le retour de l’encadrement des loyers ;  ce retour aurait des conséquences négatives sur l’investissement locatif.

D’un autre coté, la volatilité des marchés boursiers de ces derniers mois pourrait avoir pour incidence de maintenir l’intérêt des acheteurs pour la pierre, contredisant ceux qui craignent un repli brutal des prix de l’immobilier au cours du deuxième semestre de 2019.

Les professionnels de l’immobilier restent partagés.

En tout état de cause, le potentiel de hausse devrait rester limité, les acquéreurs étant de moins en moins motivés à jouer le jeu de l’envolée des prix. Ces prix qui ont atteint une moyenne record de 9.570 euros le m2 à Paris fin 2018 (source : Chambre des Notaires) et dont certains pronostiquent un marché immobilier à Paris dépassant la barre des 10.000 euros le m2 d’ici la fin de l’année 2019…

Sheila Edelman

S&H Real Estate – Associée

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Quel avenir pour les micro-logements et chambres de service à Paris ?

Acheter un micro-logements et/ou une petites surface à Paris

Paris compte aujourd’hui près de 114.000 petites surfaces et chambres de service.

1999 a été une année record pour la vente de chambres de service en Ile-de-France. 4.400 transactions enregistrées !  Depuis ce pic, le marché a progressivement régressé sous l’impact de la réglementation.

En 2016, une étude des Notaires de Paris Ile-de-France Micro-logementdénombrait seulement 2.120 ventes de chambres de service. Le marché de l’immobilier parisien était très dynamique.

Alors comment expliquer ce recul ?

D’abord l’adoption en 2002 de la loi SRU fixant à 9 m2 la surface minimale de location d’un logement décent. Puis la taxation sur les micro-logements et enfin l’encadrement des loyers. Tous ces facteurs ont fortement contribué au ralentissement de ce type d’investissements.

Depuis novembre 2017 et la suspension de l’encadrement des loyers, le comportement d’achat des investisseurs a changé. L’envolee des achats de’ chambres de services est repartie.

Cette tendance pourrait s’amplifier à Paris. La Mairie cherche en effet à convaincre les propriétaires de chambres de service de moins de 9 m², sans douche ou WC, voire insalubre, à les regrouper et à faire des travaux pour les rendre accessible à la location. La Ville a par ailleurs pour objectif d’en acheter en propre afin d’en faire des logements sociaux.

D’après l’étude des notaires, la surface médiane des chambres de service est de 9 à 10 m². Quant aux prix, ceux-ci ont suivi l’évolution du marché de l’immobilier sur 20 ans, avec néanmoins quelques différences. Les chambres n’ont nullement été affectées par les baisses des prix et ont même profité plus fortement de la reprise de l’immobilier parisien à partir de novembre 2017.

En 20 ans, le prix des chambres de service a été multiplié par 4,61 contre 3,73 pour les studios et 3,40 pour les appartements anciens !